Heike Fiedler, autrice, artiste, Genève

Y a-t-il un besoin d’écrire après la performance, l’après de la performance

Quelques réflexions sous forme de synthèse.

Je me souviens de la remarque, durant la journée PANCH à l’Usine, qu’une pièce de théâtre a l’avantage d’être jouée pendant plusieurs jours, ce qui permet aux journalistes d’aller la voir pour écrire leur critique. On évoquait alors la possibilité qu’une performance soit également réalisée plus qu’une seule fois, durant plusieurs jours.

Parallèlement, on évoquait l’absence de journalistes spécialisées dans le domaine.

Rien ne s’oppose, bien au contraire, à ce que la performance en tant qu’art à part entière trouve sa place dans le réseau de la critique journalistique, au même titre que les autres domaines artistiques. Il est toutefois important de garder à l’esprit qu’il revient à celui ou à celle qui performe de décider, si sa performance est un acte unique ou à répétition et qu’il faut insister sur le fait que les personnes compétentes dans le domaine se déplacent pour voir l’événement Q U A N D il se déroule.

Autrement dit, c’est le monde de la performance qui devrait réussir à (r)éveiller, chez les journalistes, un intérêt qui reste fidèle à son mode de fonctionnement, et non de soumettre sa pratique au fonctionnement de la critique, en ce qui concerne la durée, p.ex.

La réponse positive à la question initiale rappelle donc que la performance a besoin de journalistes qui connaissaient le domaine et respectent son esprit.

Cela pourrait être le sujet d’un manifeste à écrire / à venir.

Amicalement
Heike
Genève, le 23 octobre.